top of page

L’autre “Coaching” : opérationnel, tactique, stratégique, technique, pratique et directif.

Dernière mise à jour : 4 sept. 2022

La doxa du coaching "psy" est comme la glu : elle attrape tout, y compris les clous dans les pneus et les cailloux dans la chaussure.


Quand on prononce le mot coaching dans l’univers de l’entreprise, et désormais plus largement dans tous les champs sociaux, on voit au travers des réactions se dessiner une représentation dominante de la chose fortement connotée « Psy ».


Dans la tête des professionnels, qui s’en réclament et/ou qui en font, l’idée est peut-être plus claire et plus sophistiquée, mais dans celle du quidam, elle est beaucoup plus confuse.

En fait les pratiques observables naviguent sur deux axes croisés :

  • L’objet de l’intervention : le curseur varie entre le tout psy et le tout-action,

  • Le degré d’interventionnisme : le curseur varie entre la non-ingérence absolue et le guidage très directif.

Ce que le commun des personnes sociales en retient globalement ressemble beaucoup à l’idée qu’il se fait des psychothérapies.

Une grosse majorité des « coachs » s’y assimile d’ailleurs volontiers.


La perception générale de la chose est que le coaching (dans sa pratique commerciale et appliqué aux mondes professionnel et personnel) est plutôt calé sur les taquets du « psy » et de la « non-intervention » dans les choix concrets de la personne.


C’est au travers de la révélation de ses ressorts intimes que le « patient » est sensé parvenir à trouver le chemin des bonnes solutions à ses problèmes.

Il s’agit finalement pour lui d’adopter les postures et les comportements qui lui permettront à la fois de se construire un confort psychologique supérieur et d’établir des relations à son environnement plus efficaces, dans le sens de ses objectifs (un peu réajustés au besoin).


Coaching et Conseil comportemental


Certes, certains « coachs » s’aventurent parfois clairement sur le terrain du conseil en suggérant des options de conduite précises dans les relations.

Mais dans tous les cas, les conventions idéologiques, stipulent qu’il est hors de question de les imposer au client. On reste dans une logique d’ « invitation » concentrée sur les champs de la communication et des prises de positions sociales.


D’autres s’intitulent coach, s’auto proclament sur la foi d’une formation (souvent expéditive) à une méthode quelconque ( il en existe des centaines).

Coachs sauvages, aux pratiques approximatives, n’ayant pas toujours de réelle expérience d’entreprise, ou n’étant pas eux-mêmes des exemples de réussite, qu’on imagine avec peine aux commandes d’une équipe. Et dont il serait souvent croustillant d'observer l'état des réussites/échecs personnels dans le pilotage de leur propre vie...


Ceux-là peuvent faire à peu près n’importe quoi malgré un affichage sophistiqué, parfois ésotérique, de leurs principes d’action. Il est fort probable, qu’en dehors de leur théorie, ils n’aient aucune habileté éprouvée dans la conduite du changement des personnes.


Mais il reste un souci qui creuse la difficulté de l'exercice : dans la plupart des problématiques à résoudre, outre les phénomènes de relation, beaucoup d’autres paramètres non psy sont en jeu.

Aspects financiers, matériels, organiques, médicaux, sociétaux, temporels, structurels, administratifs, de carrière, d’organisation, de management, d’attributions…


S'ajoutent parfois aux problématiques les dimensions pathologiques d’autres protagonistes et/ou des implications familiales considérables.


Exemple : un problème de management


J’ai, par exemple, accompagné le directeur d’une unité dans un système institutionnel, ayant sous ses ordres deux niveaux d’encadrement, pour une soixantaine de personnes au total.

Il avait de très gros problèmes avec ses deux adjoints.


L’un, sous-diplômé, extrêmement préoccupé de se mettre en avant, empiétait en permanence sur ses attributions, tout en interdisant vivement à son patron d’interférer dans ses propres interventions. Absent aux réunions, il régnait sans partage sur tout ce qui se passait dans le service, refusant les échanges avec le patron, se braquant brutalement à la moindre question.


L’autre, sous la coupe du premier, procédurière, victimisée, multipliant les abandons de poste inopinés, arcboutée sur une expertise exagérée et passéiste, semait les conflits. Elle avait bunkérisé sa partie, au grand dam de ses collaborateurs.


In fine, personne ne manageait personne. Les personnels malmenés, historiquement plutôt favorables au patron, commençaient à s’en prendre à lui.


De son côté, craignant de se montrer trop directif, il tenait à respecter coûte que coûte les périmètres de ses adjoints. Pour achever le tableau, il n’osait pas les confronter et cherchait des arrangements par des facondes doucereuses.


Evidemment les conduites nocives de ses adjoints se renforçaient. Comme l’institution reste incapable de mettre au pas (ou de reclasser) des cadres toxiques, il se voyait parti pour des lustres dans un enfer inextricable.


Dépression, perte du sommeil, terreur de se retrouver tous les jours dans le chaudron, délaissement de ses grands projets de développement, perte de confiance de sa hiérarchie ; il était dans un état catastrophique.


Comportements


Certes, il convenait de faire un travail sur lui-même pour reconstruire un minimum d’assertivité ou pour parvenir à quitter ! C’était le volet le plus apparent de la problématique ; celui qu’un coaching classique aurait traité.


Nous-nous y sommes attelés, mais j’ai d'abord concentré mon intervention sur le terrain de l’analyse et de l’efficacité immédiate de ses conduites, de façon extrêmement pragmatique et pratique.

Il a très rapidement pu en constater les bénéfices, tant au plan de son propre état, qu’au plan des effets sur les comportements des autres protagonistes.


Tactique


Parallèlement, dans les pathologies propres de ses adjoints, il disposait de leviers tactiques méconnus mais potentiellement très puissants. Sur ce second volet j’ai pu lui apporter des ressources pointues et très efficaces.

Il lui a suffi de les mettre en œuvre assez simplement, sans manipulation ni harcèlement, pour provoquer les départs successifs des deux toxiques, spontanément, en moins de quatre mois.


Ainsi débarrassée, la situation était redevenue plus saine et plus maniable, pour établir toutes les conditions favorables aux nécessaires réparations.

Je l’ai invité à reprendre par ailleurs un travail plus en profondeur avec un psychothérapeute pour traiter les racines de son défaut d’assertivité.


Technique


Nous avons traité de front un troisième aspect incontournable de la problématique, celui du management.

La crise avait été très largement creusée et alimentée par un management déplorable.

L’organisation et le fonctionnement du service, les pratiques et les comportements de management, les modes de communication étaient fortement délétères.

Sans rentrer ici dans le détail, je peux dire que sous des apparences ordinaires, ou semblant relever du bon sens, le système de management installé était tout à fait erroné, voire pervers.


Cela n’avait rien à voir avec des aspects psychologiques ou relationnels. Il convenait d’y mettre aussi de l’ordre pour sortir de la crise.

La refonte du management a été, dès les premières mesures, un facteur puissant de résolution de la crise, y compris sur les plans personnel, communicationnel, et sur l’état du rapport de forces.


Solutions composées


Dans la réalité, les problématiques pro/perso sont toujours composites.

Elles combinent systématiquement des dimensions psychologiques et comportementales, tactiques, techniques, économiques, temporelles, structurelles et contextuelles.


La difficulté pour les personnes affectées est non seulement d’y répondre par l’élaboration de solutions complexes, mais également de les conduire de façon cohérente, en gérant de front toutes les dimensions et leurs interactions.


Quand on va mal, la tête dans le sac, cela s’avère quasiment impossible, sans se prendre les pieds et le cœur dans toutes les ornières possibles.


Dans ces conditions une aide partielle est souvent d’un piètre secours.

Ne disposant que d’un éclairage théorique sur les fondations d’un immeuble en cours d’effondrement et de quelques ficelles portant sur des formes de relation, comment la personne pourrait-elle s’en sortir (vraiment) ?

D’autant qu’elle l’habite.


Elle est en perte générale d’énergie, de repères, d’appuis fiables, de lucidité, de sécurité, autant que de méthodes et de pistes de solutions.


Elle a besoin de tout en même temps.

Surtout, d’un ressourcement extérieur qui embrasse tous les angles et qui soit impliqué.

Pas d’un "observateur", aussi éclairé soit-il sur les raisons initiales et les mécanismes de sa fragilité.


Accompagnement stratégique et opérationnel concret : l’autre modèle


Il existe un autre modèle de coaching, particulièrement intéressant. On le trouve fréquemment dans le domaine du sport, ou l’accompagnement de la perte de poids par exemple.


On y voit des intervenants qui se mêlent directement de technique et de technicité, de discipline du mode de vie, d’ergonomie, de stratégie de progrès, d’action, d’organisation matérielle et sociale, de gestion des conditions, de soutien à la motivation.


On constate qu’ils sont très directifs, construisant des exercices et définissant les conduites à tenir dans tous les domaines, laissant peu de marge aux préférences personnelles et limitant toute liberté de picorage dans les programmes d'actions prévus.


Ils s’engagent sur un programme précis, partageant ainsi le risque de la pertinence des choix avec leur bénéficiaire.

Ils n’hésitent jamais à mettre leur propre énergie à son service pour le remettre en selle.


On est à mille lieues de la sacro-sainte distance du psy.

Du relooking à la gestion financière d’une boîte en perdition, en passant par l’initiation amoureuse, ce modèle est finalement assez général et plutôt efficace.


Dans tous ces domaines règne plutôt la croyance dans les vertus de l’expertise, de la pratique, du guidage et de l’évaluation directe.


En entreprise, la notion de "coaching" est souvent fondue dans une bouillie psycho-relationnelle.


Pourquoi, dans les problématiques mêlées, personnelles et professionnelles, est-ce la croyance dans la magie du tout psy qui prévaut ? L’habitude ? La paresse ? La prééminence de la hiérarchie ?...


En fait on peut y observer une confusion permanente et linéaire entre plusieurs domaines : la psychologie, le développement personnel, la gestion des risques sociaux, la pédagogie, la communication, le management, l’animation d’équipe, la vente, et tout naturellement, en bout de chaîne, le coaching.


En général, tous ces aspects sont fondamentalement traités sous l’angle des seuls ressorts psychologiques individuels, à l’aide des mêmes ingrédients puisés aux sources des techno-méthodes communicationnelles.


Le management lui-même n’est pas vraiment considéré comme un ensemble de techniques de gestion des processus et de pilotage des activités dans un cadre systémique.

On ne forme pas prioritairement les manageurs à ces techniques spécifiques mais à « se connaître soi-même » et à la « synchronisation (des modes de communication) » par exemple.


La dimension psycho-relationnelle des problèmes pro/perso des individus écrase tout le reste.

Elle est la poudre de perlimpinpin qui fait la consistance de la grande soupe commune du coaching.


Modèle clinique


La déontologie et les protocoles du coaching (tel qu’il est convenu en entreprise et dans tous les champs sociaux) sont très largement inspirés de ceux de la psychologie clinique.

Le sujet individu y est de facto considéré comme une sorte de patient, bénéficiaire d’un acte quasi médical, délivré avec moult précautions.


Pas étonnant que les intéressés potentiels soient extrêmement réticents à en user !

D’une certaine façon, accepter un coaching de ce genre, c’est se reconnaître un peu pathos.


Ce coaching-là a toujours du mal à rencontrer son public, et pour cause. Alors que tous les autres (opérationnels et pratiques) fleurissent, il reste englué dans une image désuète, qu’il mérite peut-être.


Non pas qu’il soit inutile ou inefficace. Il existe dans ce domaine des méthodes pertinentes, des pratiques agissantes, dont le profit est sans conteste.

C’est le cas par exemple de la Logique Emotionnelle, accessible et efficiente. Mais ce type de soutien ne peut être qu’une partie de la solution.


Lors du traitement d'une problématique personnelle et/ou professionnelle, on peut multiplier les spécialistes intervenants pour remplir tous les besoins ; comme les artisans pour la construction d’un bâtiment.

Mais il faut malgré tout avoir un maître d’œuvre pour assurer le pilotage et la coordination.


Une action intégrée, qui couvre tous les champs de besoins, reste préférable. Elle sera d’autant plus efficace que son inspiration et sa conception seront nourries d’abord des dimensions macro, stratégiques et pratiques.


Dans la mesure où la dimension psy et relationnelle y est considérée comme un moyen, et non plus comme l’essentiel, ce n’est plus son intervenant spécialisé qui pilote le changement.

Il est d’autant moins légitime dans cette position qu’il se refuse à se mêler du « comment » sur les autres champs de la problématique dans son ensemble.


Pilote polyvalent : quoi faire et comment.


Une figure optimale est donc de confier l’intervention globale d'accompagnement à un coach polyvalent ; éventuellement de le dédoubler par un autre, plus attaché au traitement de la dimension psychologique en profondeur.


Avec la personne, le coach-pilote établit les objectifs pour la résolution de la problématique dans son ensemble, puis l’accompagne dans les faits, sans négliger aucun paramètre.


Cela requiert de sa part des compétences à la fois sur les champs de la maîtrise des activités et des processus, du management, des techniques de communication, des tactiques relationnelles, de la stratégie au sens large du terme, de l’ingénierie des comportements, de l’évaluation, du fonctionnement des organisations, de l'idéation, etc.


Le coach polyvalent est directif a priori ; quoique la personne puisse toujours refuser de se plier à ses directives.

Il analyse la situation (sous tous ses aspects), coproduit les objectifs intermédiaires, propose des solutions élaborées ainsi que les procédés précis qui permettent de les réaliser.


Le bénéficiaire est considéré d’abord comme un client ayant besoin d’une aide stratégique et concrète pour sortir d’un mauvais-pas, savoir quoi faire et comment s’y prendre.


Dans ce cadre, l’accompagnement consiste à faire l’état régulier des réalisations, des résultats, des progrès, des difficultés et de la pertinence des stratégies comme des exécutions.

Et parallèlement, à réguler l’action, faire face aux évènements, adapter le programme, tout en construisant l’appropriation de ressources visant l’autonomie.


Visibilité, souplesse et simplicité


L’intérêt supérieur de ce type d’intervention réside dans la visibilité donnée au bénéficiaire.

Il peut mesurer en permanence son aptitude à mettre en œuvre les consignes. Il se voit progresser. Il constate les gains tangibles et les facilités acquises au fur-et-à-mesure. Il sait où il va, comment, avec quels moyens, pour quels coûts et pour quel résultat tangible.


Ce qui ne marche pas est immédiatement corrigé. Il a la main sur les variations et les évènements.

Par principe, la quasi-totalité des échanges permet des éclairages sur le fond, autant que la production de conseils très pratiques à usage immédiat.


Tout ce que développe le coach est transparent, compréhensible dans le langage commun, explicité, rendu lisible, justifié, vérifiable.

Sur tous les plans, cela fonctionne comme un véritable transfert d’habiletés et de compétences, hors de toute forme d’ésotérisme.


L’accompagnement opérationnel polyvalent/directif relève ainsi d’une simple prestation de service, pratique et formative.


Les modalités les plus confortables pour le client bénéficiaire sont naturellement les plus adéquates.

Les travaux partagés peuvent avoir lieu n’importe où, comme ça lui convient, là où il se sent bien.

On peut mêler les durées, les modes, les lieux ; à distance, par téléphone, par visio.


Cela permet une très forte réactivité, la genèse à chaud de bouts de solutions, des validations, un accompagnement fluide en temps utile, des ajustements de toute nature pour des communications ou des choix tactiques.


Les formes des échanges sont détendues, sans posture, sans hiérarchie, sans emphase ni composition.


Objets de l'aide apportée

Ce type d’accompagnement peut aisément prendre de nombreuses configurations :

  • Une aide rapide pour débloquer une situation,

  • Un accompagnement plus technique pour préparer une communication,

  • Une intervention plus longue de type « tutorat » pour soutenir un changement de situation,

  • Une action continue plus proche de celle d’un mentor pour accompagner une évolution sociale,

  • Un coaching sur plusieurs mois consacré à la résolution d’une problématique lourde,

  • Un accompagnement tactique dans une situation de conflit,

  • Une intervention directe dans la conduite d’une négociation ou d’un rapport de force,

  • Une démarche de persuasion vis-à-vis d’autres protagonistes, etc.

  • Un accompagnement global pour un dirigeant ou un VIP…

Quid des "Coachs de vie" ?


Il m'est arrivé récemment qu'on me demande si j'étais un "coach de vie". beuh... oui peut-être, je ne sais pas ?

Je suis donc allé voir sur le net à quoi cela correspondait. Comme vous pouvez l'imaginer et comme vous pouvez le constater, cela peut recouvrir pêle-mêle à peu près tout et n'importe quoi.


Ce vocable peut être une nouvelle appellation pour le coaching psy classique ou même carrément les psychothérateutes ; il peut désigner des formateurs pour les particuliers dans des domaines spécifiques ; de nouveaux influenceurs reconditionnés ; des gourous de tous poils ; etc.


Evidemment, tous les prestataires en proposent une définition - la leur - correspondant à leur pratique.

Naturellement, les pratiques sous-jacentes sont aussi hétéroclites que parfois invraissemblables. Chacune doit probablement trouver sa clientèle.


Bien entendu, les formations de coach de vie et les structures "professionnelles" pour les encadrer fleurissent sur la toile.

On peut même suivre une formation (et en sortir diplômé !) en ayant moins de 20 ans.


Je serai curieux de connaître la profondeur des expériences (de vies, de résolution, de traitement, de crise, de souffrances, de résilience...), des compétences et des habiletés que nos nouveaux "coachs de vie" seraient capables de mobiliser au service de leur client face à une situation de crise grave, fortement dégradée, portant des enjeux vitaux pour eux et d'autres personnes.

... ça fait un peu peur, non ?


Coaching psy et/ou opérationnel


Finalement, le choix du modèle d’aide ou d’accompagnement appartient au client. Il peut opter pour un coaching « classique », orienté psy. Auquel cas il lui faut choisir sa techno-méthode et son intervenant, dans l’infinité des formules et des offres existantes.

Je pourrais dans ce cas lui conseiller un prestataire dont j'ai pu éprouver l'efficacité comme la pertinence.


Il peut préférer un accompagnement polyvalent/directif, plus opérationnel, plus pragmatique, mais aussi plus facile d’accès et d’usage dans ses modalités.


Il doit alors trouver un intervenant poly-compétent, pouvant démontrer sa connaissance et son expérience des milieux professionnels et des champs personnels, qui soit capable et pertinent dans la conduite des changements (structurels et personnels), aguerri aux arcanes des procédés stratégiques et tactiques.

Certes, d’autres que moi ont aussi ce profil. Reste à les découvrir et les valider.


Si vous envisagez de "m'essayer", la lecture détaillée de ce site et un premier entretien vous permettront de tout savoir sur ce qui peut vous arriver et comment, sans engagement a priori, ni avant ni après.


コメント


bottom of page